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Contribution extérieure dans le cadre d’une enquête publique

Dans le cadre d’une enquête publique menée à Sassenage au sujet du projet de renouvellement et d’extension d’une carrière de calcaires (la carrière des Côtes) destinés à la production de ciment, nous avons soumis une contribution extérieure dans laquelle nous expliquons pourquoi ce projet ne devrait pas voir le jour selon nous.

Si des contributions ont déjà souligné les risques pour les riverains, comme celle de l’association Les Côtes de Sassenage, la nôtre a mis en évidence plusieurs arguments liés à l’impact environnemental du projet. Nous avons notamment souligné que:

  • Le projet ne s’inscrit pas dans la Stratégie Nationale Bas-Carbone et conduira nécessairement à d’importantes émissions de gaz à effet de serre;
  • Le projet est destructeur pour plusieurs espèces protégées;
  • Les mesures proposées pour limiter l’impact ne sont pas satisfaisantes car d’une part elles consistent en un réaménagement progressif qui devrait commencer le plus tôt possible sans durer jusqu’en 2060 comme c’est prévu, compte-tenu de l’urgente nécessité de préserver le climat et la biodiversité dans le meilleur état possible, et car d’autre part les mesures de compensation, censées compenser les impacts résiduels et inévitables, sont souvent inefficaces et ne remplissent pas leur fonction, comme en atteste une importante littérature scientifique dont nous avons cité quelques éléments, dont une méta-analyse.

Vous trouverez notre contribution ici:


Les cultures riches en vers de terre sont plus rentables de 25%

Crédits photo : Photo by Raphael Rychetsky on Unsplash

Van Groenigen J.W., Lubbers I.M., Vos H.M.J., Brown G.G., De Deyn G.B., Van Groenigen K.J., 2014. Earthworms increase plant production : a meta-analysis. Scientific Reports, 4

https://www.nature.com/articles/srep06365

Dans leur courte méta-analyse parue en 2014, les auteurs de l’étude référencée ci-dessus rapportent des résultats probants au sujet de l’effet des vers de terre sur l’agriculture. Les vers de terre ont de nombreux rôles dans la vie des écosystèmes terrestres ainsi que sur les services écosystémiques, rôles qui comprennent par exemple la régulation des émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais les auteurs se sont ici concentrés seulement sur l’effet de ces animaux sur la biomasse et la rentabilité de terres agricoles d’un point de vue de quantité et de qualité de production.

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Avancée des travaux de Biodiversité Sous Nos Pieds: décision du Conseil Constitutionnel

Nos efforts portent leurs fruits, mais il y a plus de travail que jamais.

Cette semaine nous avons reçu deux nouvelles. Une bonne, et une mauvaise. 

Comme nous vous l’avions indiqué il y a quelques semaines, Dorian Guinard, Maître de conférences à Sciences Po Grenoble et membre de notre association, a fait parvenir une contribution extérieure aux membres du Conseil Constitutionnel qui devaient se prononcer sur la conformité à la Constitution de la loi qui permet des dérogations à l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes.

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Biodiversité Sous Nos Pieds adresse une contribution extérieure au Conseil Constitutionnel

Conseil Constitutionnel, rue de Montpensier, Paris

Dans la lignée d’autres associations de préservation de l’environnement, Biodiversité Sous Nos Pieds a souhaité adresser une « contribution extérieure » aux membres du Conseil Constitutionnel qui vont devoir se prononcer sur la conformité à la Constitution de la loi qui permet des dérogations à l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes.

Une contribution extérieure est un document par lequel des particuliers ou des associations produisent une note argumentée visant à défendre ou bien à exprimer leur désapprobation à l’égard de la loi votée par le Parlement.

Tandis que le débat porte principalement sur la nocivité de ces produits phytopharmaceutiques sur les pollinisateurs, notre association a eu à coeur d’attirer l’attention des membres du Conseil Constitutionnel sur les conséquences désastreuses et irréversibles que cette réintroduction entraînerait sur la faune du sol et du sous-sol. En effet, les pollinisateurs ne sont pas les seuls touchés par ces produits systémiques et les vers de terre, appelés parfois ingénieurs de l’écosystème, pâtissent également de l’utilisation des néonicotinoïdes.

En s’appuyant sur un ensemble de données scientifiques, Dorian Guinard, membre de notre association et maître de conférences en droit public à Sciences Po Grenoble, démontre que le caractère provisoire de la mesure
est en réalité effacé par les conséquences de l’utilisation des néonicotinoïdes, qui continuent de produire des effets bien après l’introduction de semences dans les sols, notamment à travers les processus de « bioaccumulation » et de rémanence importante de ces substances.

Une telle réintroduction compromet alors gravement les capacités des générations futures à satisfaire leurs propres besoins, en remettant en cause de façon substantielle la fertilité des sols, et est, notamment sur ce point, contraire à la Constitution.